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ShortStoryRuneterra Prime

An Explorer's Journey

« Ezreal delves into the ruins beneath Zaun. »

Compte rendu manuscrit de la découverte de la Salle des Reliques resplendissantes

par

EZREAL

Le plus grand explorateur accrédité* de Piltover

*Candidature à la Guilde des explorateurs de Piltover en cours d'examen

Jour 1, préparation

Liste de l'équipement : ✓ Gantelet de puissance shurimien ✓ Blouson de cuir renforcé (fourni, bien sûr, par Zalie : Gamelles, Semelles et Jumelles, Tout pour les explorateurs, Allée des Sapphilites) ✓ Bottes en toile cirée (même provenance) ✓ Matos de spéléologie ✓ 1 corde (longueur standard, on improvisera) ✓ Un… piolet à… manche ? Ça s'appelle comment, ce truc, déjà ? ✓ Tenue de ramonard (une seule utilisation) ✓ 1 pot de « Chic dans les chocs », la brillantine des explorateurs de la marque Art, Tiques & Arctique (et si j'en prenais deux ?)

J'ai dit à Zalie de tout mettre sur le compte de mon oncle. Il n'est jamais contre.

Voilà, prêt à partir en exploration !

Jour 3, planification

Oh oui, faudra que je remplisse cette page pendant les bivouacs, si j'ai le temps. Pour le jour où les musées s'arracheront mes carnets.

D'après les théories de mon oncle, Zaun était autrefois une cité portuaire de Shurima appelée « Oshra Va'Zaun ». Au fil des siècles, le nom a été raccourci. Il n'a guère de preuve et personne ne le croit. Je vais donc me conduire en bon neveu, je vais trouver des preuves, et m'attribuer tout le mérite.

Selon mes sources, des excavations industrielles ont exhumé une faille souterraine au fin fond du Puisard.

Mon plan est sans faille (enfin si, mais vous voyez ce que je veux dire) : demain, je la localise et je descends. Ensuite, je trouve des preuves (voir ci-dessus). Une urne maudite ou un grimoire perdu, ce serait la classe. Un truc à forte valeur scientifique et journalistique ! Je remonte à la surface. Je chambre mon oncle pendant tout le souper. Profit ?

Je garde ce journal pour documenter le processus. Je ferai de jolis dessins pour amuser les enfants pendant que leurs parents admireront ma statue en marbre dans le musée.

(Pour mémoire : éviter les sculpteurs commis d'office.)

Jour 4, au petit matin

Hum. Pour une faille, c'est une grosse faille. J'ai oublié de prendre ma lanterne, heureusement que mon gantelet brille joliment. Quand j'ai regardé dans les profondeurs de la faille, j'ai failli en perdre le souffle. C'était un vrai labyrinthe de vieux escaliers et de couloirs poussiéreux. Un véritable dédale. Je m'apprête à descendre. Je mettrai ce carnet à jour une fois que j'y serai.

Oncle Lymere va être extrêmement jaloux.

Jour 4, vers midi, plus ou moins ?

Le moral n'est pas bon. Les réserves de brillantine sont au plus bas. J'aurais dû partir avec un sandwich.

J'ai à peine fait un quart du trajet et je n'ai plus de corde. Grâce à cette corniche étroite, je peux me reposer et réfléchir à ma lugubre situation. Je dois prendre une décision : affronter la famine et continuer de descendre ou tout abandonner et revenir les mains vides.

Jour 4, bien après midi

Ça se mange, la brillantine ?

Jour 4, vers l'heure du goûter

Excellente nouvelle ! J'ai trouvé quelque chose !

Quelques corniches sous celle où je me reposais, il y avait une porte. Une vieille porte en grès. J'ai chassé des siècles de poussière d'un revers de main et j'ai découvert des glyphes. Des machins, des chouettes, des zigouigouis.

J'ai déchiffré ce que je pouvais, mais mon shurimien ancien est un peu rouillé. À vue de nez, une histoire de malédiction. Une malédiction vraiment moche qui se multiplie ? Ou peut-être un millier de malédictions ? En tout cas, c'est fantastique ! Comme je dis toujours, « si c'est pas maudit, c'est pour les gagne-petit ».

Comme je n'ai rien trouvé qui ressemble à une poignée, j'ai utilisé mon passe-partout de prédilection : mon gantelet. Évidemment, je suis un peu désolé pour la vieille porte historique, et tout ça, mais ce qu'il y a derrière m'intéresse plus que des graffitis en vieux glyphes.

Cette nouvelle antichambre est très intéressante. Elle est parfaitement propre, pour commencer, et

Désolé, j'avais cru entendre du bruit. Des craquements ? Des bruits de pas ?

En y repensant, mon gantelet était peut-être un peu trop radical pour les colonnes de soutènement. Faut que j'y aille. Personne ne se souvient des explorateurs transformés en crêpe.

Jour 4, presque l'heure du souper

Bon, je ne me plaindrai pas de m'être ennuyé. Je pensais que la tombe allait s'écrouler, parce que c'est clairement la mode chez les tombes, surtout quand je suis dedans. Mais que s'est-il vraiment passé ? Eh bien, les zigouigouis avaient raison, l'antichambre était bel et bien maudite.

Apparemment, Oshra Va'Zaun abritait la célèbre Salle des Reliques resplendissantes. L'une de ces reliques a appartenu autrefois au bannisseur spirituel personnel de l'empereur, Carikkan. Apparemment, il liait des entités casse-bonbons à des objets inanimés et les utilisait pour ses sombres desseins maléfiques. Et c'est là qu'il est mort, à l'endroit où Zaun se trouve désormais !

Il y avait aussi un de ces guerriers de pierre lents et un peu limitéstoute une armée de guerriers de pierre, le genre qui n'aiment pas qu'on touche aux joujoux de Carikkan.

Pas bien grave, je les ai tous explosés en petits gravillons pour jardin zen.

Ensuite, j'ai pu m'emparer d'une stèle dorée parfaitement conservée. La légende du « Jour de Feu » y est inscrite, avec un serment de Carikkan promettant de protéger la cité d'Oshra Va'Zaun. C'était toute une histoire oubliée et secrète capable de tenir dans ma sacoche ! Cette découverte va changer le monde !

(Pas seulement le monde universitaire, j'espère. Tout le monde se fiche du monde universitaire.)

Jour 5 ?

Les anciennes malédictions shurimiennes n'y vont pas de main morte. Non seulement il y avait toute une armée de guerriers de pierre (j'y pense, c'étaient des golems, non ?), mais soudain, l'eau a commencé à tout envahir par des fissures. Je dois me trouver quelque part sous le fleuve Pilt.

J'ai nagé dans des kilomètres de tunnels. Il y avait des portes verrouillées partout. J'ai dû me retenir pour ne pas toutes les exploser.

Je pense que je ne suis plus très loin de la surface, ce qui est une bonne chose, parce que j'ai le sentiment que des anguilles des profondeurs m'ont pris en chasse. Ce sont de répugnantes créatures.

Je ne sais pas quand j'en aurai confirmation, mais tant que je conserve cette stèle bien protégée dans ma chemise de rechange, toute cette expédition en vaudra la peine, malgré les menaces de mort permanentes et les chaussettes mouillées.

Moins gai, je n'ai plus de brillantine.

Jour 6, retour à la civilisation

Je suis actuellement chez Zalie. C'est vraiment l'un des meilleurs habilleurs spécialisés de Piltover, d'ailleurs je suis là pour profiter de son excellente politique de retour. Mon blouson est réduit en lambeaux. Les bottes n'étaient pas plus étanches que le gosier de mon professeur de méthodologie de la recherche. Bref, on peut dire que tous ces articles étaient défectueux… Mais Zalie a généreusement proposé de me les échanger.

La Guilde des explorateurs ne me prendra jamais au sérieux si je présente la stèle et mon journal dans des lambeaux dignes d'un fouille-puisard après une partie de balle en fonte aux prisonniers ! Il faut que j'en jette ! Un nouveau blouson. Un pantalon. Des bottes. Des chaussettes sèches. De la brillantine.

Pour être Bien, faut être Beau et sentir Bon. C'est la règle des 3 B.

Jour 9, limitation des dégâts

Ce journal prouvera officiellement que je n'ai RIEN À VOIR avec les essaims de bestioles incandescentes qui infestent le quartier marchand de Piltover. Je suis sans reproche !

Alors bien sûr, on peut se demander qui est coupable. Très simple, le stagiaire de chez Zalie.

Ne jamais laisser un stagiaire de chez Zalie manipuler une stèle enchantée que vous avez péniblement récupérée dans les profondeurs de Zaun. Pourquoi ? Parce qu'il ne pourra pas s'empêcher de la déballer et de la poser sur une table sous un rayon de soleil, ce qui, évidemment, aura pour conséquence d'invoquer des voix désincarnées psalmodiant dans une langue inconnue. Ensuite, la stèle commencera à luire avant d'exploser en fragments vivants chauffés au rouge.

Oui. Apparemment, quand on place la stèle au soleil d'équinoxe, elle ouvre la porte aux bestioles infernales de Carikkan.

Bon, j'avais oublié que c'était l'équinoxe aujourd'hui. Au temps pour moi. Je vais me faire offrir un almanach.

(Pour mémoire : se faire offrir un almanach. Ne pas compter sur Zalie.)

La terre tremble. Je devrais arrêter d'écrire, maintenant, parce qu'il y a encore des tas de bestioles qui sont en train de sortir par les grilles des égouts. J'ai tiré sur quelques-unes d'entre elles avec mon gantelet. Ça ne les a pas enthousiasmées, du coup elles sont mortes. Un résultat conforme aux attentes.

Donc, ben, voilà. Les seules preuves que j'ai de tout ce qui s'est passé, c'est ce carnet et ma parole.

Jour 12, recherche d'une bibliothèque juridique

L'audience préliminaire se tiendra la semaine prochaine.

Il faut que je me plonge dans la jurisprudence de Piltover sur les calomnies et la diffamation. Bien sûr, je présenterai ma propre défense.

Personnages impliqués

Régions